Lettre ouverte

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Marseille, le 30 novembre 2015

Madame la Ministre,

Je vous écris cette lettre parce que ma colère d’enseignante m’empêche de vivre, et pire encore, de travailler.

La crise de l’Education Nationale en France n’est plus un mystère pour personne. Si l’école est au bord du gouffre aujourd’hui c’est que s’y télescopent plusieurs crises profondes que notre société et notre monde traversent depuis quelques décennies déjà. Crises économique, sociale, politique, morale, identitaire… dont l’école devient la caisse de résonance, il serait vain et bien trop facile d’incriminer un coupable. Nous en sommes tous responsables, chacun à notre niveau.

Je ne remets en question ni votre engagement personnel ni votre éthique professionnelle.

Mais vous êtes Ministre, vous détenez donc l’autorité politique à ce jour en matière d’Education Nationale en France, et vous en êtes responsable devant le Parlement et face aux citoyens.

Je me demande si vous connaissez la réalité de l’enseignement en France aujourd’hui. J’aimerais tant vous inviter à venir dans l’école où je travaille, mais sans caméra ni micro, sans discours ni compte-rendu sur les réseaux sociaux.

Au petit matin nous pourrions déplacer ensemble la grosse pierre qui ferme la porte d’entrée de l’école depuis que la serrure a été forcée une fois de trop. Nous pourrions passer ensemble une délicieuse matinée dans notre classe à la douillette température de 13°. Nous ferions bien attention de ne pas nous prendre les pieds dans les trous tout à fait ludiques qui égayent le revêtement au sol et qui nous rappellent que sous les dalles se trouve l’amiante. Avant de descendre à la récréation, nous aiderions les élèves à mettre écharpes et manteaux en veillant à ce que les lourds porte-manteaux déjà bien abîmés par le temps ne leur tombent pas sur la tête. Dans les escaliers, nous serions également là toutes les deux pour retenir l’une des grosses planches pointues qui menacent également de choir lamentablement sur les enfants, comme cela est déjà arrivé par deux fois. A 11h30, après nous être mouchées pour rester présentables, nous pourrions aller nous réchauffer ensemble dans la minuscule salle des maîtres. La vie étant bien faite, la panne définitive de notre frigo est compensée par le froid régnant dans nos locaux, et nous pourrions manger de la nourriture non avariée. Comme nous sommes des humains comme les autres, nous irions faire la queue devant l’unique toilette pour adulte de l’école, et ce sera très amusant puisqu’il n’y a pas de lumière à l’intérieur. À 13h20, nous repartirions pour une autre demi-journée, plus pimentée encore après la tumultueuse pause méridienne. La pause cantine vous promet en effet de nombreux conflits à régler quotidiennement sur votre temps de classe, puisque le taux d’encadrement municipal y est si bas qu’il permet aux enfants de défier les règles de l’école, souvent avec violence, malgré l’implication du personnel. À l’issue d’une si belle journée, nous serions reconnaissantes qu’aucun incident susceptible de déclencher un feu ne se soit produit dans cette école de construction Pailleron, qui brûle intégralement en sept minutes et dont l’alarme incendie dysfonctionne.

Vous l’avez peut-être deviné, je travaille dans une de ces zones dites prioritaires. Pardon, Prioritaires, avec un grand P.

Marseille, quartiers Nord. Une de ces écoles en décrépitude où les enseignants, assez souvent en état de survie psychique, ont pris l’habitude de trouver normales les conditions que nous imposons à nos élèves, même s’ils les trouveraient insupportables pour leurs propres enfants. Travailler à 38° les après-midi de juin et de septembre, à moins de 15° les matins de novembre, décembre, janvier et février. Avoir des fenêtres qui ne ferment pas, ou qui ne s’ouvrent pas, suivant la manière dont les années ont choisi d’imposer leurs marques. Savoir que l’expertise concernant la présence fort probable d’amiante dans nos locaux ne préoccupe personne, même si les faux-plafonds baillent et que les sols sont troués. Sentir le vent sur notre nuque, toutes fenêtres fermées. Ne pas pouvoir utiliser le gymnase, fermé pour vétusté avérée depuis des années. Devoir recouvrir nos murs lépreux, griffonnés par d’anciens élèves qui doivent aujourd’hui avoir notre âge, de grandes feuilles de couleur pour cacher la misère. Ne pas avoir assez de tables et de chaises dans sa classe pour pouvoir accueillir tous ses élèves, et donc bricoler en récupérant à gauche à droite, du mobilier dépareillé et plus ou moins fonctionnel.

Voir défiler au casse-pipe les collègues débutants.

Les collègues envoyés en remplacement pour les fameuses journées REP+ imposées par notre administration pour que nous puissions nous réunir en équipe vivent souvent l’enfer. Nos classes, élèves et matériel compris, explosent en plein vol. À tel point que les brigades de notre secteur ont envoyé un courrier à notre inspectrice pour préciser qu’ils refuseraient de venir travailler dans notre école. Les collègues débutants envoyés pour des remplacements plus longs ou titulaires à l’année dans nos écoles doivent eux aussi souffrir de s’entendre dire qu’il doivent dans un premier temps « faire le deuil du pédagogique », puisque l’urgence est d’abord de rétablir un semblant de cadre, d’ordre, et pourquoi pas de sérénité. Ils ne sont pourtant ni incompétents, ni lâches, ni avares de leur temps et de leur énergie. Ils sont juste balancés sans expérience ni formation adaptées dans les endroits où le métier d’enseignant est particulièrement difficile. Ceux qui s’en sortent, généralement au prix du deuil de leur vie privée, de leur sommeil, et bien souvent aussi de leur santé, sont rares et forcent l’admiration.

Arrêtons les effets d’annonces inutiles et les péroraisons sur les dernières controverses pédagogiques. Beaucoup de pistes doivent être réfléchies et débattues, mais arrêtons l’hypocrisie et assumons que sur deux points essentiels au moins nous faisons fausse route en toute connaissance de cause. Il y a deux manquements essentiels sur lesquels nos oeillères sont injustifiables :

1/ Nous devons proposer à chaque élève une école salubre et correctement équipée. Vous me direz que c’est l’affaire des Mairies, et je vous répondrai qu’alors si nous nous en arrêtons là nous devons être honnête et accepter que notre Education n’est plus Nationale. Depuis l’indigence si vétuste qu’elle vous insulte, jusqu’au confort esthétique confinant à la débauche technologique, nous autres enseignants savons bien à quel point d’une école à l’autre vous changez de monde. Et la triste réalité, forcément amère pour ceux qui veulent croire encore à l’école républicaine, c’est que le quotidien scolaire de nos élèves est dépendant des montants perçus et alloués par les services municipaux de leur quartier. En d’autres termes, dépendante du niveau de vie de leurs parents. Tu es pauvre, tu as une école de m…, tu es riche, tu as une belle école. En tant que citoyenne et en tant qu’enseignante, j’ai honte.

2/ Nous devons mettre en poste dans les écoles les plus difficiles de vraies équipes, des équipes stables formées autour d’enseignants expérimentés et volontaires. Tant que nous feindrons de considérer le contraire comme normal, nous continuerons de sacrifier des générations d’enfants, augmentant l’échec scolaire et fabriquant des délinquants, en même temps que nous épuiserons et dégoûterons encore plus les collègues qui entrent dans le métier. Evidemment, tous les collègues débutants ne sont pas dépassés, tous ne rêvent pas de changer de quartier, et certains parviennent à trouver leur posture et leurs outils même dans un tel contexte. Mais il est clair que dans l’ensemble, débuter en tant qu’enseignant aujourd’hui est souvent synonyme de zone dite sensible, et de souffrance. Souffrance dont pâtissent les élèves, les collègues et leur vocation.

Dans les quartiers reconnus comme prioritaires en terme de besoins éducatifs, il est injustifiable d’imposer aux élèves des locaux insalubres, sous-dotés, et des équipes flottantes où souvent les enseignants débutants, dépassés, se sentent seuls et subissent leur affectation en attendant mieux.

Je nous accuse d’aggraver les inégalités sociales. Je nous accuse de produire sciemment de l’échec scolaire et des délinquants. Je nous accuse de jouer avec la santé des enfants des classes sociales les moins favorisées.

Je respecte trop mes élèves et leurs parents pour trouver cela normal.

Je sais que ces deux axes font partie des priorités affichées de votre politique. Mais depuis le terrain, les discours et les tweets ne nous apportent rien, et les mesures prises ou annoncées ne sont que des cautères sur une jambe de bois, quand elles n’aggravent pas une situation déjà dramatique.

Je terminerai en vous citant. Vous avez clos votre discours sur la grande pauvreté (séminaire de formation en vue de la mise en œuvre des recommandations du rapport de J.P. Delahaye Grande pauvreté et réussite scolaire, le mercredi 14 octobre 2015) par la question suivante :

« Ce que je fais, cela permettra-t-il à chacun de nos élèves de devenir des citoyens à part entière de la République Française ? »

Clairement, aujourd’hui, la réponse est non.

Dans une société déjà malade et en crise, une éducation injuste et défaillante nous promet des lendemains difficiles. Nous nourrissons la menace d’une explosion violente et dramatique de la cohésion sociale et du sens même de la citoyenneté dans notre pays.

Je vous prie de croire en l’assurance de mes sentiments respectueux.

C.Magri

Enseignante, Marseille Nord.

Annexe : images

En guise d’annexe, je me permets de joindre quelques clichés de ma classe, ainsi qu’une photographie d’élève (floutée) prise dans l’une de mes précédentes écoles d’affectation, également dans les Quartiers Nord de Marseille.

58 réflexions sur “Lettre ouverte

    1. HELIGON SYLVIANE dit :

      Madame,
      Bravo pour votre courage, et votre intégrité.
      En ce qui concerne l’état de délabrement de votre classe, je vous conseille de vous retourner contre votre mairie, car c’est au maire de votre arrondissement qu’il incombe de faire les travaux nécéssaires pour la santé de vos élèves, ensuite et en même temps le préfét devrait être averti.
      Je suis conseillère municipale dans une petite commune rurale.
      Faites venir FR3, faites et obtenez de la presse, formez un collectif avec les parents d’élèves, cela devrait bouger.
      Je ne pense pas que la ministre puisse intervenir à ce niveau, la fonction incombe au maire et au préfet.
      Bien cordialement
      S. H.

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      1. M. dit :

        Bonjour,
        Merci pour votre message.
        Des mobilisation sur l’école il y en a eu. France 3 est déjà venu, et d’autres.
        Le fonctionnement de la Mairie de Marseille est malheureusement très particulier.
        C’est justement parce que la Mairie ne prend pas ses responsabilités que j’en appelle à mon employeur, l’Education Nationale.

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  1. Agnès Tréguer dit :

    Un appel à l’aide terrifiant de la part de cette enseignante! On ne cesse de parler des valeurs de la République, Liberté Egalité Fraternité? A priori, beaucoup de citoyens restent encore oubliés dans cette société..Quelle esr l’autorité de l’Etat sur ces élus locaux qui privilégient les écoles des hauts quartiers et les écoles privées? Une fois de plus un sentiment de honte nous envahit.

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  2. Yves PHAM VAN dit :

    Dernière astuce de l’éducation nationale, en matière de remplacement (exemple vécu tout récemment), le « remplacement tardif et non annoncé » :
    1) absence d’un enseignant le jeudi dans une école maternelle REP+ : non-remplacement ; suggestion « aux parents qui le peuvent » de garder leurs enfants, les autres étant répartis dans les autres classes.
    2) jeudi soir : passage à l’école pour voir si une information est disponible pour le lendemain. Rien.
    3) vendredi matin, à l’ouverture de l’école : absence de l’ enseignant prolongée : non-remplacement ; suggestion « aux parents qui le peuvent » de garder leurs enfants, les autres étant répartis dans les autres classes….
    4) appel aux parents près d’une heure plus tard : « Finalement, un remplaçant est arrivé ».
    Désolé, j’ai organisé ma journée autrement et je ne vais pas retourner chez moi pour ramener ma fille à l’école. Merci quand même !
    Conclusion probable du DSDEN : ce n’est pas utile de procéder à des remplacements : les parents se débrouillent !

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  3. Un message fort qui traduit avec beaucoup de justesse l’état d’abandon dans lequel est laissée l’Ecole. C’est un constat et une colère que j’exprime depuis huit que je suis enseignante, je suis passée par la zep (bien sûr !) et j’observe – hors zep – le même irrespect. Irrespect des enfants, des enseignants, de tous ceux dont c’est le cadre quotidien. J’ajouterai à la liste la souffrance liée au bruit que ces locaux anciens amplifient jusqu’à l’insupportable…

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  4. Merci Madame pour cette lettre pleine de désarroi mais si juste. Je suis né à Marseille et j’ai grandi dans les quartiers nord, ces fameuses zones Prioritaires. Je reconnais pleinement le tableau que vous dépeignez dans cette lettre et c’est terrible, rien ne bouge tout est toujours pareil. Malgré les divers plans d’actions pour ces zones, la misère culturelle et scolaire est toujours la même. Ce n’est pas faute de l’avoir écrit de mon côté mais bon il va falloir que nous agissions sans rien attendre des politiques, sinon dans 30 ans on dira encore « C’est toujours la même merde dernière l’énième dernière couche de peinture »

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  5. lefevre dit :

    Bravo pour ce coup de gueule monumental. On entend sourdre à travers les plinthes fendues les hurlements d’une foule d’enseignants et éducateurs qui comme toi tentent de composer avec l’inacceptable.
    La ministre est-elle venue constater ? A-t-elle répondu ?
    Courage, continue de changer le monde là où l’écume de nos textes de lois et des budgets n’arrive pas !

    Très beau travail photographique !

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  6. Ould Hammou Assia dit :

    Merci pour ces mots, si justes, si forts.
    Après des années dans une école qui semble calquée sur la votre, je me suis réfugiée dans une autre dans laquelle je ne fais plus le même métier.
    Durant la journée, au delà des apprentissages, j’organise débats et échanges dans le calme. Chacun s’exprime après avoir demandé la parole, argumentant pour défendre son point de vue sans manquer de respect au précédent camarade qui ne le partageait pas.
    Quelques reportages, quelques images, quelques travaux sur le TNI nous permettent de pousser le plus loin possible leurs réflexions autant que leurs connaissances.
    En récréation, je n’ai noté que deux bagarres depuis le début de l’année, encore n’étaient-elles pas sérieuses puisque les élèves se sont calmés à la simple approche de l’enseignant.
    De retour chez moi, lorsque je me penche sur mon travail de préparation ou de correction, j’analyse sereinement ma journée et l’évolution de mes élèves, je construis l’activité que je peux mettre en place pour surmonter les difficultés de l’un d’entre eux, j’élabore une organisation pour mes prochains ateliers de recherche etc. Pour faire bref, je suis enseignante.
    Vous avez raison : l’éducation n’est plus nationale. L’ascenseur fonctionne toujours pour tous, mais pas dans le même sens pour chacun. Alors que nous élevons certains élèves qui ont eu la bonne idée de naitre dans le bon quartier, nous envoyons aux oubliettes les autres.
    Nous sommes tous coupables. Les mairies, bien entendues qui n’accordent pas la même attentions aux différentes écoles sous prétexte qu’elles n’ont pas d’argent, les pouvoirs publics qui veulent certainement bien faire mais ne savent pas par où commencer et nous bombardent de consignes sans rapport avec notre quotidien, les parents qui mettent en accusation des enseignants qui essaient de recadrer leurs enfants et nous, tous ces enseignants qui, au bout d’une dizaine d’années, ont préféré fuir pour ne pas craquer.
    Comme vous, j’aurais aimé que de tous les ministres de l’éducation Nationale, l’un d’entre eux daigne se présenter par surprise dans ce genre d’école (et la liste est longue) mais qui les enverrait là ? On les reçoit dans les écoles les plus jolies, les plus proprettes mais on envoie des sociétés de nettoyage avant leur passage, on prépare les enseignants et les élèves, on fait tout pour que tout ait l’air formidable.
    Bon courage à vous pour la suite,

    Assia OH

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  7. M. dit :

    Bonjour, merci pour votre soutien et votre témoignage. Pourriez-vous s’il-vous-plaît me contacter sur facebook (Luna Sola) ou sur Twitter (Charlotte Magri)? Je souhaiterais échanger avec vous. Merci

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    1. Ould Hammou Assia dit :

      Bonjour,

      Je viens de créer un compte ce jour.
      Je vous ai envoyé une invitation pour que nous puissions échanger.
      Excellente journée à vous

      Assia (bigsissou)

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      1. M. dit :

        Bonjour,
        Merci pour la rapidité de votre réponse… Je n’ai pas reçu l’invitation bizarrement mais j’ai vu que j’avais accès à votre adresse mail sur le tableau de bord de ma page web. Je vous ai envoyé un mail il y a quelques minutes. Il s’agit d’une journaliste qui souhaitait vous parler, votre témoignage était très intéressant et très complémentaire avec le mien.
        Belle fin de journée🙂

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  8. Edith COGNY dit :

    J’ai pu avoir connaissance de cette lettre via une chronique sur France Info.

    Il faut saluer le courage de dénonciation évident et la qualité de la plume de cette enseignante.

    Néanmoins, je note qu’aucune solution n’est vraiment proposée car nous sommes trop souvent dans l’attente d’un ressort hiérarchique qui ne se produit jamais…

    Il existe des leviers et des solutions à mettre en oeuvre:

    – un règlement sanitaire départemental impose la température et des conditions minimales de décence
    – Les décrets n° 74-1025 du 3 décembre 1974 et n° 79-907 du 22 octobre 1979 sont aussi riches d’enseignement

    J’ai été confrontée, dans des conditions malgré tout beaucoup plus favorables, aux mêmes désagréments.

    Mon enfant de 4 ans multipliait les otites avec une perte d’audition à force.

    L’avantage est que je suis avocat et que je connais quelques ressorts.

    Je conseille donc, plutôt qu’une lettre ouverte à un ministère, de mettre la Commune face à ses responsabilités via une mise en demeure.

    Il convient d’en adresser également copie à la protection de l’enfance du Conseil Général et au Rectorat.

    Après mise en demeure, j’ai menacé de faire constater l’infraction par voie d’huissier (en accord avec la directrice), notamment en ce qui concerne la température.

    Résultat:

    – J’ai été rappelé dans la journée de la réception de cette mise en demeure par le Conseiller Municipal concerné (alors que les services de la Mairie m’ont prise précédemment pour une imbécile…tout était normal…),

    – le lendemain, les enfants disposaient d’un chauffage d’appoint dans la classe,

    – les fenêtres ont été remplacées dans l’année, si ma mémoire est bonne.

    Je me tiens à votre disposition si vous le souhaitez.

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    1. M. dit :

      Merci pour votre soutien et vos précieux conseils. Je vais relayer l’info et voir avec mon équipe. C’est peut-être là le levier le plus efficace pour notre école, merci beaucoup!

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  9. Sophiane dit :

    Bonjour
    Au delà du fait que je partage sans réserve ce qui est écrit, je me posais une question: nous sommes des salariés, et à ce titre notre employeur doit rendre des comptes sur nos conditions de travail! Nous n’avons pas à travailler avec de l’amiante, entre autres… Et si nous faisons (égoïstement) jouer nos droits de salariés, il me semble que les enfants en bénéficieront aussi, puisqu’ils n’ont pas tous la chance d’avoir des parents qui se mobilisent… Nous avons trop l’habitude de subir dans notre métier, la médecine du travail et le CHSCT nous sont trop inconnus… Je pense que si nous retrouvions notre dignité, l’Ecole dans son ensemble y gagnerait, et nous pourrions être à la hauteur de ce que nous souhaitons pour nos élèves… En tout cas merci!

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    1. M. dit :

      Merci pour votre commentaire. Votre idée me semble tout-à-fait juste. Par contre, les parents et les enseignants se mobilisent déjà très régulièrement, le problème est qu’ils ne sont pas entendus…

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  10. gravat dit :

    Bravo et merci de dire ce que tous les enseignants marseillais pensent. Il y a bien de l’amiante dans la colle des revêtements et tout le monde s’en fiche…Hallucinant

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  11. Anonyme dit :

    Bravo pour cette lettre, véritable cri de détresse. Votre situation est hallucinante, et vous n’êtes certainement pas la seule dans ce cas! A quoi cela sert-il de vouloir doter les établissements scolaires des outils informatiques les plus sophistiqués quand des établissements comme le vôtre sont dans un tel état?

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  12. Martin dit :

    Je suis retraité de l’E.N. – Dieu merci ! Mais j’ai aussi enseigné dans un CES Pailleron dont les vantaux des fenêtres se soulevaient sans problèmes comme des vantaux de placards : pas besoin de casser les vitres (simples vitrages) pour rentrer à toute heure du jour … et de la nuit. Les « murs » faisaient 9 cm d’épaisseur : une plaque de fibrociment (avec amiante) à l’extérieur, de la laine de verre tassée donc inutile, une autre plaque de fibro à l’intérieur. Pas de rideaux, pas de volets, froid glacial surtout en septembre, avant l’ouverture du chauffage. Pour raisons d’économie d’installation, les radiateurs à eau étaient reliés en série … donc très chauds au RDC, froids au troisième étage…mais « la chaleur monte ! » disait-on ! Le sol était en dalle de PVC (polychlorure de vinyle) … un élève un peu « jeté » aurait pu venir avec un jerrycan d’essence et mettre le feu à ce PVC, sous les cages d’escalier … et bonjour la chambre à gaz au chlore (ypérite ? Zyklon B ?) ! Pas besoin de système d’alarme sophistiqué : 7 minutes suffisent effectivement pour asphyxier 300 élèves et leurs professeurs avant de les incinérer sur place. Les poutrelles d’acier se tordent sous la chaleur et les pompiers ne peuvent pas accéder aux étages. L’amiante est du pipi de félidé à côté de ces réalités chimiques et mécaniques ! Bon courage à mes jeunes – et moins jeunes – collègues ! Vous méritez bien de la patrie … pas du tout reconnaissante !

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  13. Henriette Morin dit :

    instit à la retraite, j ai échappée à ces secteurs volontairement entretenus à la baisse, je pense que je n’y aurais pas survécu, j admire votre courage ! Je pense malheureusement que cette situation, comme toute autre qui divise par son injustice, est profondément voulue par nos dirigeants en hauts lieux, car je ne peux pas imaginer, quand j’entends voler les mirages (qui font hurler les petits de maternelles) au dessus de nos têtes, que la France manquent de moyens !!!! les questions sont: « pourquoi choisir l’armement à l’éducation ? » et « à qui(sssssssssssssssss) profite ce crime?  » !!!!
    ce qui peut, avec un peu de chance, faire bouger les choses: informer votre inspecteur que vous allez faire classe dans la salle de la mairie jusqu’à obtention de conditions humaines….
    je suis curieuse de savoir ce que va devenir mon message après passage du modérateur…..

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  14. Pom Pom dit :

    Bonjour
    Nous avons. Mené un long combat de parents d’élèves dans une école de mon quartier ( occupation, manifestation , réunion Avec ia , maire de secteur ….)

    nous avons contacté journaliste and co sauf que la mobilisation s.ai essoufflé au bout d’un moment et nous n’étions plus que 2 bien que déterminé. …..

    Au final j’ai changé mes enfants d’école et je ch’agerais encore hélas en fin d.annee ( encore ….)

    Vous avez mon soutien et je peux également vous conseiller de vous rapprocher de mpe13

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  15. Lonewolf dit :

    Décidément, tant qu’une catastrophe n’arrive pas, rien n’est jamais fait. Et si quelques chose se fait (une réforme par ministre, si ce n’est une par an…), c’est bien souvent à tort et à travers.

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  16. Micheyle Marlier dit :

    Bonjour,
    Je vous donne mille fois raison de dénoncer l inacceptable!
    Votre lettre et pétition sont justes, pertinentes et citoyennes, faisant le lien entre pauvreté, inégalités, manque de gestion et d organisation de la formation des enseignants…
    alors que l État français finance de nombreuses écoles privées, notre école publique soumet les enfants des classes populaires à une double punition…
    J y vois aussi de la discrimination…
    J ai honte d avoir des élus qui ne prennent pas leurs responsabilités…
    Alors oui, comme le conseille cette maman avocate, il faut faire agir le juridique, à tous les niveaux :
    -mise en demeure de la Commune
    avec copie à la protection de l enfance départementale,
    à l Agence régionale de santé,
    à l Éducation nationale votre employeur et copie à la Direccte…)
    N y a t il pas d autres professionnelles (assistante sociale, psychologue scolaire qui pourraient aussi intervenir en lien avec vous, pour dénoncer les conditions d accueil de l école et les répercutions sur les enfants?)
    En tant que salariée fonctionnaire vous pouvez aussi exercer un droit de retrait (action individuelle plus delicate…)
    Qu en pensent les syndicats enseignants et associations parents d eleves?
    Qu en pensent vos collègues?
    Seule la pression pourra faire bouger la situation puisque les institutions semblent
    autistes…
    Elles sont condamnables par leur laxisme
    irresponsable!

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  17. J. dit :

    Concernant la présence d’amiante dans les écoles, Marseille n’est pas un cas isolé ; c’est la même chose à Brest, et j’imagine que c’est ainsi dans la plupart des villes qui ont dû construire des locaux à la même période…

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    1. M. dit :

      Bonjour,
      La présence d’amiante dans un bâtiment est une chose qui peut être neutre pour la santé si le bâti est correctement entretenu et que cet élément d’isolation n’entre pas en contact avec l’air. Le revêtement au sol, l’entretien des murs et des faux-plafonds est donc important. Il se trouve que dans certaines écoles cet entretien n’est pas assuré. Et oui, effectivement, Marseille est loin d’être un cas isolé malheureusement.

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  18. Ode Baudonnel dit :

    Merci pour votre coup de gueule.
    Je soutiens totalement l’idée qu’en s’arrangeant pour renforcer les moyens logistiques et d’expérience professdenelle au service de l’éducation de ces enfants des quartiers sensibles on aurait une action hautement préventive sur des événements tragiques comme ceux du 13 novembre.

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  19. MARGERIE Claire dit :

    Bravo pour cette courageuse initiative et merci d’avoir pris le temps (ce précieux temps qui nous manque toujours) d’écrire cette lettre détaillée à madame la ministre. Il est grand temps que nos supérieurs prennent conscience du déclin de l’école de la République. Ou peut-être le souhaitent-ils pour ne plus avoir à financer cette charge ? Je suis enseignante aussi, dans de meilleures conditions que les vôtres, mais tout de même obligée de subir les choix de la municipalité concernant l’école…les TAP sont animés par des membres du conseil municipal, bénévoles et incompétents pour gérer un groupe d’enfants. Les parents se plaignent à la directrice des tensions générées par ces TAP et ils ont du mal à comprendre que nous n’y sommes pour rien ! Il n’y a aucun contrôle sur ce qui se dit ou se fait durant ces TAP, aucune déontologie … Continuez de vous battre et de nous entraîner dans ce combat. Ce sont les gens de votre trempe qui font avancer les choses !

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  20. Moi dit :

    Je comprends, je partage et je compatis. Enseignante dans une petite école en milieu rural, les fuites, les fenêtres et le chauffage vétustes, les 12 degrés dans la classe, je connais. Tout comme le temps passé en classe à régler les conflits de réfectoire… Courage !
    Malheureusement, il faut quelques fois en faire beaucoup pour faire bouger les choses… un peu.

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  21. Thierry Moutin dit :

    Triste réalité : bravo pour la réaction! C’est bien entendu à ce niveau qu’une bonne partie de nos problèmes prennent leurs racines, et où est le véritable état d’urgence!

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  22. Lorene dit :

    Bonjour,

    Je ne suis pas insensible a ces horreur, mais, vue l’etat de cette Ecole c’est un probleme de mairie. Que fait la mairie? Que dit la mairie? C’est plutot a ce niveau que j’adresserai cette lettre ouverte. Ce probleme d’insalubrite est bien de leur ressort, non?
    Comment un maire peut on justifier autant d’indifference vis a vis de ses responsabilite et de la misere qui en decoule???
    C’est ahurissant.

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    1. M. dit :

      Bonjour,
      C’est justement parce que la mairie refuse d’assumer ses responsabilités que j’en appelle à la Ministre…
      La Mairie ne fait rien face aux problèmes les plus graves. La Mairie dit « vous êtes sur la liste ».

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  23. mimi dit :

    L »argent est donné aux écoles publiques payées par la ministre et notre argent des impôts…L’argent est donné aux catholiques….qui ont le droit eux de dormir le mercredi matin…Une honte!!! c’est l’école publique pour les sans dents…..Bravo la gauche…un scandale ….Merci pour votre courage sur cet article!

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  24. Manuel Atréide dit :

    il est aussi possible de demander, voire d’exiger des explications à :

    – Samia ghali, maire de secteur des 15e et 16e arrondissements de Marseille, par ailleurs sénatrice et qui, à ce titre, dispose d’une réserve parlementaire. Elle est membre du Parti Socialiste.

    – Stéphane Ravier, maire de secteur des 13e & 14e arrondissements de Marseille, par ailleurs, lui aussi sénateur et qui, à ce titre, dispose d’une réserve parlementaire. Il est membre du Front National.

    – et bien entendu à Jean Claude Gaudin, maire de Marseille, sénateur, vice-président du Sénat et qui dispose lui aussi, d’une réserve parlementaire, sans doute considérable. il est membre de Les Républicains.

    L’éducation est certes nationale. L’entretien des bâtiments d’école est communal (ça ne date pas d’hier). Ces élus locaux sont tous des parlementaires, votant les budgets (ce que ne fait pas une ministre qui, elle, le défend) et je trouve dommage, pour ne pas dire plus, que l’inaction de ces « marseillais » richement dotés ne soit pas pointée du doigt.

    A priori, ces élus cumulards justifient ce cumul par la « démultiplication » de leurs moyens d’action, non ? Je comprends votre colère, mais à un moment, derrière le mot « mairie », il y a des noms, celui des responsables que la population a élu pour qu’ils travaillent à son service.

    Je fais cette réflexion car sur le fond, vous avez pleinement raison: on n’apprend rien quand on vit dans un congélateur ou un four. Votre situation critique doit trouver une réponse rapide. Si la mairie de Marseille fait défaut, allez tanner les responsables au Sénat. Selon le mode de fonctionnement de nos institutions, l’argent se trouve là, ainsi que les décideurs.

    Pas au ministère.

    Cordialement, M.

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  25. Florine dit :

    J’ai vu à BFM que les écoles étaient délabrées dans les quartiers nord. Rétablissons la vérité…Les écoles sont délabrées dans TOUT Marseille!! C’est un scandale cautionné par la ministre…Ma fille dans le 8 eme arrondissement a aussi respirer de l’amiante!! En plus d’avoir un rythme scolaire nullissime!!!!!!!!!! J’ai honte de cette école de la République

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  26. minie dit :

    tous ces efforts et tout cet article pour…RIEN! Dans une semaine tout le monde aura enterré l’histoire et les instits marseillaises retourneront à leur triste sort…où êtes vous les syndicats???

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  27. Lambert dit :

    Bravo à vous pour votre courage et la pertinence de votre lettre. C’est la voix de chaque enseignant, parent, citoyen que nous devons faire entendre.
    En tant que parent et psychologue de profession, je fais le douloureux constat que les dans les écoles « mixtes », Paris 18°, les parents engagés enlèvent leurs enfants peu à peu du public pour assurer un environnement de qualité à leurs enfants, ils déménagent ou font intégrer à leurs enfants le privé. Faute de soutien adaptés aux enfants en grande difficulté (du à des situations sociales et familiales complexes), les enseignants sont dépassés et ne peuvent plus enseigner. Les autres enfants en pâtissent aussi.
    Les enfants en souffrance sont parfois menacés d’exclusion du système scolaire dès le plus jeune âge. La souffrance psychique de ces enfants n’est pas entendue, ni pris en charge. C’est la responsabilité de l’Etat qui est en jeu. Nous devons assurer un soutien adapté à chaque enfant au sein de l’école. Cela coûte cher, mais certainement moins que de créer des centres fermés pour mineurs.
    Par ailleurs, il est incompréhensible que les devoirs « écrits » soient toujours d’actualité. On a l’impression que l’école est là pour dès le CP mettre en échec les enfants qui ne peuvent recevoir de suivi scolaire de leurs parents. La plupart des devoirs ne peuvent être réalisés seuls (apprentissage de leçon par coeur) et font l’objet de contrôles, donc notes, qui ne peuvent que renvoyer une faible estime de lui-même à l’enfant qui n’a pu apprendre sa leçon.
    J’aimerai m’investir sur ce sujet car cela me scandalise de constater l’échec programmé sciemment par des enseignants par ailleurs de qualité. Est-ce qu’il y a des fédération de parents qui défendent ce point de vue ? Je n’en ai pas l’impression…
    En vous remerciant pour vos retours,
    Merci encore à vous pour votre lettre,

    Caroline Lambert

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    1. M. dit :

      Bonjour, merci pour votre message, votre soutien et votre analyse.
      J’avoue que je ne connais pas les acteurs engagés à Paris à ce niveau-là. Je sais qu’il existe des fédérations et des syndicats de parents d’élèves dans plusieurs villes de France, mais je ne sais pas lesquels pourraient partager votre point de vue.
      J’espère que vous trouverez comment mobiliser votre envie de vous investir. Bonne journée

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  28. Ismaël dit :

    Bonjour,
    je sais pas par ou commencer votre Lettre est bouleversante. En réalité, je viens de ces fameuses écoles dont vous dressez un portrait sans concession mais juste! Ayant habité dans ces quartiers il y à fort longtemps je ne pensais pas que la situation s’était autant aggravée, j’ai presque les larmes aux yeux en vous écrivant. Je vous tire mon chapeau pour votre engagement sincère, à vous et vos collègues. C’est par des personnes comme vous humaniste, généreuse, soucieuse de l’égalité entre les hommes que des personnes comme moi peuvent s’émancipé par le savoir, pour tout cela continuez vos efforts, ça paye ! Restez debout, beaucoup sont derrière vous!
    J’ai signé la pétition.
    Maoulida Ismaël (Double licence Histoire et Staps en cours)

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  29. LiberteEgaliteFraternite dit :

    Témoignage émouvant qui doit être commun à beaucoup d’écoles publiques françaises.
    Une « classe-action » via les réseaux sociaux pourrait rappeler au Chef du gouvernement que l’Education était et doit rester une de ses priorités.
    Qu’en est-il de l’action syndicale -en rappelant qu’un syndicat peut « ester en justice »- et d’un droit de retrait face au danger de l’amiante?

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  30. Pauline Bosset dit :

    Merci beaucoup. Par votre lettre, votre ténacité à la rendre public, vous avez réussi à dire haut et fort ce qui est malheureusement connu et dénoncé par beaucoup sans succès depuis bien trop longtemps…
    Impossible aujourd’hui de savoir ce qu’il en sortira (le soufflet retombera t il lorsque le cyclone médiatique aura disparu, ou un réel vent de changement profitera t il aux enfants, aux enseignants, ,…).
    Mais vous avez, à minima, redonné de l’espoir à nous les parents engagés dans ce combat individuellement, en collectifs ou en associations. Après le peu d’impact du manifeste des écoles marseillaises, de l’action pour les cantines, des diverses actions par rapport au tap l’année dernière, un bon nombre de parents avait abandonné le combat se sentant impuissant !
    Grace à vous la mobilisation des parents engagés a repris (notamment pour récupérer et diffuser des photos #EcoleInsalubreMarseille, avec la restitution d’une enquête éclaire pour montrer que malheureusement votre cas n’est pas isolé contrairement aux allégations de la mairie,…).

    Vous nous avez démontré que cette cause n’est pas forcement vaine, vouée à l’échec.
    Merci !

    Pauline Bosset (etatdesecoles@gmail.com)

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  31. Claire dit :

    Merci pour votre lettre
    Je travaille aussi dans les quartiers Nords . Même constat sur l’état général de l’école et , si ce n’était votre lettre , je m’apperçois que … Je m’y suis habituée ! Mes collègues aussi je crois . Et dans mon école précédente , à 300m de là , c’était pareil ! Alors merci de me réveiller parceque je crois que le métier d’enseignant demande tellement d’énergie au quotidien , que du coup on fait avec pour le reste . Les toilettes sans lumière ( pardon LE toilette sans lumiere ) chez nous ça a duré plusieurs mois et on finissait par trouver ça normal ( le bon de travaux avait été fait , alors…) d’aller aux toilettes avec son portable pour avoir de la lumière🙂.
    Malgré tout j’aime enseigner dans mon école . Je voudrais juste pouvoir le faire sans me dire que ma santé, celle des enfants qui sont dans ma classe , celle de l’Atsem qui travaille avec nous, ne risque rien à cause de cette dalle de gerflor à moitié arrachée sous le tableau , au coin regroupement …
    Mais je crois que c ‘est une bonne idée d’en appeler au ministre . Un petit coup de fil de sa part à JC Gaudin sera sans doute dix fois plus efficace que dix mises en demeures ; même si ces mises en demeure sont évidemment la bonne chose à faire de notre coté .
    Donc merci pour la lettre , je signe et je partage . Continuez , je vous envoie tout plein d’énergie .

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  32. LE COZ LIZENN dit :

    Chère Madame,

    Quelle chance ont les élèves, leurs parents et l’éducation nationale d’avoir une personne de votre qualité. Vous êtes exceptionnelle à bien des égards.
    Prenons tous exemple sur vous, votre courage de vous exposer ainsi pour dénoncer un tel scandale: des conditions de travail répréhensibles et qu’aucun autre salarié de votre niveau (excellent) ne saurait accepter, des maltraitances imposées aux enfants par indifférence, négligence et irresponsabilité.
    Alors que l’on prône le bien-vivre ensemble, la solidarité; que l’on veut aider des peuples opprimés, commençons par voir nos propres turpitudes.
    Cessons de nous apitoyer sur des causes certes graves alors que nous nions nos propres Insuffisances.
    Comme le dit Aragon, « la femme est l’avenir de l’homme, alors je dis à Madame la Ministre « aidez Charlotte Magri qui est en train de vous faire la leçon, une autre femme dotée de votre pouvoir doit mettre fin à cette situation qui relève de Dickens ou Zola. Prenez courage sur Charlotte, agissez en faisant le bien. »

    Chère Madame, merci pour toutes les femmes.

    lIZENN LE COZ

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  33. Odile dit :

    La Ville de Marseille qui verse des subventions conséquentes à l’enseignement privé, ne veille pas au respect des obligations de la Ville dans les mairies d’arrondissement ! On commence à en parler, grâce à votre action que je soutiens. Merci très sincèrement pour votre courage, votre honnêteté et votre lucidité.

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  34. Lemonnier dit :

    Je pourrais vous conseiller sur ce qu’il faut faire en ce qui concerne l’amiante (expérience dans le 93) : courriers aux autorité, et surtout, ne pas hésiter à faire jouer le droit de retrait. N’hésitez pas à m’envoyer un mail.

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  35. nom dit :

    Nos ministres n ayant plus aucun de l honneur ni conscience du travail bien fait
    je ne serais que trop vous encourager a faire bouger l administration par le seul moyen qu elle comprend LA RESPONSABILITE PENALE
    De meme les parents contribuales DOIVENT s organiser pour EXIGER DES COMPTES car l ecole est a eux et la ministre LEUR EMPLOYE

    Une action symbolique d emmener les enfants et parents sans rdv directement au conseil de votre mairie ?

    La médiatisation de ce genre de problemes passe souvent malheureusement comme l eau sous les ponts,Il faut alors rester inventif dans un systeme de plus en plus terne

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  36. Elisa dit :

    Bonjour, je suis née et j’ai grandi dans ces quartiers nord. Dès la maternelle j’ai été dans une école privée sans bien comprendre pourquoi (privé catholique alors qu’on avait de toutes les confessions dans la classe et qu’on n’était nous même pas pratiquants dans ma famille).

    Puis j’ai grandi. Et je me suis alors demandée pourquoi mes parents avaient lâché tant d’argent pour une école privée alors que le public est gratuit et qu’on n’était vraiment pas aisés.

    Puis j’ai encore grandi. Et cette fois j’ai compris. Cette situation dont vous parlez était déjà la même (en un poil moins pire) il y a 30 ans et mes parents ont tout fait pour m’éviter ça. C’est une véritable honte l’état de ces écoles !

    J’ai encore plus honte quand je vois la différence avec ma fille qui va à l’école dans le département voisin et pour laquelle la mairie donne un budget conséquent, les locaux sont propres, on se permet de râler quand il n’y a pas de papier dans les toilettes des enfants (on râle le jour même), la peinture est refaite régulièrement, chaque année une classe change de mobilier, les classes sont grandes, confortables, agréables à voir, lumineuses. Oh il y a quand même des défauts avec des infiltrations d’eau et une cour de récréation conçue pour faire ruisseler l’eau de pluie sous le préau. Mais quand même quelle différence ! Et après on vient nous parler d’égalité des chances, pffff la bonne blague. Non ce n’est pas vrai, les enfants n’ont pas tous les mêmes chances. Ma fille a bien plus de chances de réussir dans la vie que vos élèves et pourquoi ? Parce qu’elle est née dans la bonne commune ! Parce que son école lui donne envie d’aimer l’école. Je ne l’imagine pas une seconde étudier dans ce que vous décrivez et que je sais juste et rentrer comme actuellement le sourire aux lèvres et disant qu’elle adore l’école. On ne peut pas aimer cette école. C’est profondément injuste.

    Je vous souhaite bien du courage avec la rentrée dans quelques heures, parce que je suis sure que rien n’a changé et que votre école est toujours dans le même état.

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  37. GILET dit :

    Chère collègue,

    Enseignante en zone prioritaire dans le secondaire, je viens de découvrir votre lettre que je trouve admirable de courage et de vérité.
    Je sais que vous y avez mis tout votre cœur, tous vos principes et tout votre dévouement de fonctionnaire à une époque où les enseignants sont de plus en plus méprisés par une partie de leurs concitoyens et, pire encore, par l’écrasante majorité des représentants de l’institution pour laquelle ils oeuvrent au quotidien et qui tente de les museler.
    Votre témoignage s’ajoute à des centaines d’autres, tous désespérants, et c’est volontairement que l’on refuse de nous entendre. Le démantèlement de l’école républicaine, héritière des combats politiques et des idéaux les plus nobles, est en marche. Place à l’école néolibérale et à son cortège de désastres sociaux.
    Contrairement à vous, qui aviez encore il y a un an l’élégance de la courtoisie, je n’accorde pour ma part plus le moindre crédit aux responsables politiques qui assument cet assassinat en règle de notre école depuis de nombreuses années, et j’attends avec impatience celui, celle ou ceux qui cesseront de la trahir et de la laisser agoniser (certains la défendent sincèrement, y compris d’anciens ministres, mais ne trouvent malheureusement pas d’écho suffisant au sein de la population française…)
    Merci encore à vous, tâchons malgré tout de faire front, en nous concentrant sur notre métier (qui n’attire plus grand monde tant il est déconsidéré sur tous les plans) et sur nos élèves, qui doivent se sentir protégés et aimés par notre République pour pouvoir l’aimer et la défendre en retour.
    Bien à vous et à nous tous!
    Céline

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